15 juillet 2019

Rencontre avec via Occitanie

Reportage pris sur VIA  Occitanie  facebook

Le boutis inscrit au Patrimoine culturel immatériel français

Fondée à Nîmes il y a une dizaine d’années par quatre passionnés de boutis, l’association « France Boutis » est à l’origine de l’inscription de l’art textile du boutis au Patrimoine immatériel culturel français, le 26 juin dernier. Un beau travail collectif pour cette association aujourd’hui établie à Caissargues, qui a su fédérer une trentaine d’entités associatives impliquées sur le même sujet à travers le territoire national. Une mutualisation des forces et des savoir-faire qui s’est notamment transmise via un journal publié mensuellement par l’association, intitulé Le Fil blanc.

 

Avec 492 membres répartis sur l’ensemble de la France - et avec quelques membres à l’étranger - ces passionnés du point et du contrepoint ont réussi à obtenir la reconnaissance que le boutis méritait au titre du savoir-faire de l’artisanat traditionnel. Présente sur de nombreux salons spécialisés aux quatre coins de France, l’association défend le boutis et sa technique  manuelle unique, inscrite depuis des siècles. Une pratique dont les racines démarrent à Marseille, au XVIIe siècle, où l’on commença à travailler des matières nobles telles que le coton, le lin ou la soie pour produire toutes sortes de pièces : des vêtements, des corps souples pour enfants, des couvertures, des gilets, des ombrelles, des nappes…

 

Lancé en 2015, le dossier d’inscription au Patrimoine immatériel culturel français a été porté au premier chef par la famille Pantel, très active au sein de « France Boutis », et qui, aux côtés de ses membres experts, défend le boutis face aux contrefaçons et imitations. Un savoir-faire qui sera notamment exposé lors de la cinquième édition du Salon national du Boutis, le Jeudi de l’Ascension 2020 à Caissargues, du 21 au 24 mai. L’occasion pour les passionnés de cet art textile de présenter au public une aiguille spécialement conçue pour le boutis, d’expliquer les origines des nombreux motifs et leurs symboles sur des pièces historiques, ou de revendiquer les soutiens de personnalités telles que feu-Karl Lagerfeld, Jean-Paul Gaultier ou encore Agnès B dans la reconnaissance de leur action.

 

Interviews : Francine Born (ancienne enseignante spécialisée dans le boutis), Annie-Claude Pantel (présidente de l’association « France Boutis »), Roger Pantel (responsable de la communication auprès de l’association « France Boutis »).

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